COVID-19, UN ACCELERATEUR POUR LES NWOW ?

Home / Blog / COVID-19, UN ACCELERATEUR POUR LES NWOW ?
COVID-19, UN ACCELERATEUR POUR LES NWOW ?

Le monde du travail est en constante évolution. Les habitudes d’hier sont remises en perspective par les expériences d’aujourd’hui et les travailleurs de demain. Avant la crise sanitaire du Covid-19 les chiffres du coworking et du travail flexible étaient déjà évocateurs, des projections à 2030 assuraient même qu’ils occuperaient 30% du paysage immobilier tertiaire. Une tendance qui pourrait bien accélérer encore dans le monde d’après.

Pendant le confinement, 6 à 8 millions de français ont adopté le télétravail, poussant les entreprises à repenser leur organisation, l’aménagement de leurs bureaux et la prise en compte de la santé, de la sécurité et du bien-être de leurs salariés. Pour autant, le bureau classique est-il dépassé ? Ou bien cohabitera t’il avec d’autres modes de travail, selon les postes et les besoins ?

 

⦁ Les bureaux « classiques » se refont une santé

 

– L’hygiène dépasse le cadre de la QVT

Sept Français sur 10 assurent qu’ils ne feront plus la bise aux collègues pour les saluer.
L’hygiène est désormais un sujet de sécurité.

 

Certaines entreprises limitent les petits ascenseurs à une seule personne ou incitent leurs salariés à prendre les escaliers. La plupart a largement cédé aux cloisons en plexiglas et autres séparateurs de bureaux sur-mesure en polycarbonate. La majorité a doté les endroits stratégiques (accueil, toilettes, cafétérias…) de gel hydroalcoolique.

 

C’est tout un champs de questions qu’on ne s’était jamais posées qui a fait surface. Comment limiter la multiplication des contacts avec les poignées de portes et les interrupteurs, les rampes d’escaliers, les machines à café, les bureaux en eux-mêmes ?

 

La solution passe par un nettoyage régulier mais également par une autre réflexion sur les matériaux utilisés. Par exemple le cuivre, le laiton et le bronze ont des propriétés naturellement antimicrobiennes.

 

 

– On respire à nouveau !

Les études de OQAI (Observatoire de la Qualité de l’Air Intérieur) ont montré que les bâtiments de bureaux ne sont pas exempts de pollution. Une étude américaine a même révélé que le simple fait d’amener un peu d’air extérieur au quotidien réduisait la transmission de la grippe.

 

C’est pourquoi les terrasses rouvrent leurs portes dans l’immobilier tertiaire et que les espaces extérieurs se multiplient.

 

En plus des bienfait sanitaires, travailler en plein air permet de resynchroniser son organisme à la lumière naturelle, au rythme circadien, d’améliorer l’humeur, la créativité, le bien-être physique et mental.

 

D’une façon générale, les entreprises vont sans doute devoir revoir leur système de ventilation et de climatisation, privilégier la ventilation, installer des purificateurs d’air…

 

 

– Mobile, bill

Après s’être habitué à un cocon sûr et douillet, sain et privé pendant plusieurs mois… le défi est de le retrouver sur son lieu d’activité professionnelle où il faut bien se réunir et collaborer avec ses collègues, se protéger même sans bureau individuel fermé.

 

Le mobilier de bureau a la lourde tâche de trouver un équilibre entre convivialité et sécurité, entre isolement et espaces réduits.

 

La distanciation physique jouera en faveur d’un mobilier plus individuel, des postes de travail aux canapés de la salle de repos. D’ailleurs, les espaces confinés comme les bulles et les box devront rassurer en garantissant une ventilation efficace, irréprochable à leurs utilisateurs.

 

 

⦁ Agile et flexible, l’espace de travail bouge !

 

Les bureaux individuels fermés ont cédé du terrain aux bureaux partagés (33 % selon le Baromètre Actineo 2019 ) et aux open space (34 %). Mais ce qui était tendance et vécu comme un moyen d’améliorer la communication et la collaboration entre les équipes est désormais perçu comme un environnement fertile pour des virus comme le Covid-19.

 

Il faut bien le souligner, l’open space était déjà de moins en moins populaire avant la crise. En 2019, 59% des salariés interrogés par Actineo déclaraient préférer travailler dans un bureau individuel fermé. L’obligation de respecter des gestes barrières va dans leur sens.

 

 

Quid des réunions physique ? Le télétravail a fonctionné avec le boom de la visioconférence, des webinaires, des séances de learning et autres moocs.

 

Alors allons-nous revenir à des bureaux individuels fermés? Le flex office est-il déjà voué à disparaître ? La sociabilisation et le travail informel investiraient alors pour de bon les cafétérias, les escaliers, les paliers, les terrasses et les balcons…

 

 

⦁ Home, sweet work

 

Pour la première fois, plusieurs millions de Français poursuivent leur activité professionnelle à domicile. Ils ont appris le management à distance, se sont formés aux outils technologiques, ont aménagé leur espace de travail à domicile dans l’urgence…

 

Et même si le télétravail a souvent rimé avec enfants ou proches âgés, des recherches ont constaté que la productivité des employés a augmenté de 13,5 %. Actineo montrait déjà en 2019 que 80% des télétravailleurs étaient plutôt très satisfaits.

 

Ironiquement, les équipes ont même développé leur solidarité à distance via visioconférences et autres pauses « tel et café », alors que c’est le mail qui domine dans les bureaux.

 

 

Les entreprises vont donc devoir se projeter dans un avenir partagé avec le télétravail. Il faudra équiper ses collaborateurs avec les outils, les mobiliers, les assises et les luminaires adaptés pour préserver leur santé.

 

Pour les salariés qui rechignent à travailler seul à la maison, les espaces de coworking pourraient devenir des locaux de substitution, en fonction des lieux de résidence de chacun.

 

Des solutions émergent comme « Now connected »
Alors que nombre d’entreprises s’interrogent sur la place du bureau dans leur organisation, BNP Paribas Real Estate et Now Coworking agrègent leurs savoir-faire pour lancer l’offre « Now Connected » et proposent aux entreprises de créer, d’aménager et d’exploiter leurs espaces inutilisés ou peu utilisés en les transformant en sortes de mini-coworking.

 

 

D’autres enquêtes comme celle de Deskeo, montrent cependant qu’une partie des français restent très attachés à la vie de bureau. La disparition du modèle classique n’est pas pour demain. Un modèle hybride est plus probable, un modèle dans lequel les échanges seraient organisés au bureau et le travail individuel à la maison. Le confinement nous a révélé une vérité simple : tout le monde n’a pas besoin d’être présent en même temps dans l’entreprise. Dans une telle configuration, le siège devient alors un lieu de socialisation, de cohésion, d’apprentissage, de développement, voire de divertissement et de détente.

 


Connaissez-vous notre Wellness Lab ?

En veille permanente pour détecter des opportunités dans la conception de services innovants, inédits et surtout attendus, découvrez toutes nos initiatives par ici : http://www.convergence-ing.com/wellness-lab/

N’hésitez pas à suivre @LeWellnessLab sur Twitter pour être au plus près des tendances que nous explorons !

Découvrez d’autres initiatives innovantes dans nos Carnets d’Inspiration !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *